Le combat permanent

Ayant commencé très jeune à savoir que j'allais mal, je n'ai eu de cesse dans ma vie de rechercher la guérison. Durant tout ce temps, ce combat n'a pas été clairement nommé, je pensais que je menais d'une part, un combat pour ma guérison psychique, d'autre part, une recherche du bonheur par l'expérimentation, encore au troisième plan, des tentatives de réalisation par le succès en amour et pour finir un parcours du combattant dans les besoins de guérison physiques. Cela peut sembler totalement similaire, mais en réalité, ces quatre choses étaient véritablement distinctes dans mon esprit et dans mes démarches. 

Par exemple, il y avait cette partie combattante pour la guérison psychique qui:

-Faisait des psychothérapies

-Lisait des livres de développement personnel (voir l'article A bas le développement personnel)

-Allait voir des chamanes dans la jungle amazonienne et prenait des plantes hallucinogènes

-Faisait de la méditation

-Luttait avec sa mère

-Faisait de l'acupuncture

-Prenait des médicaments et compléments alimentaires

-Demandait des rêves éclairants

-Se disputait avec des amis, des conjoints

 

La partie recherche du bonheur par expérimentation qui:

 

-Déménageait tout le temps (Metz, Nancy, Annecy, Toulouse, Cahors, Montpellier, Palavas, Paimpol...Ceci est à partir de mes 18 ans c'est donc sans compter les 20 déménagements qui les ont précédés, mais qui n'étaient pas de ma décision propre)

-Voyageait dans le monde entier ("placer ici le nom de pays lointains")

-Changeait de petit ami, de façon de procéder dans le couple, déçue tout le temps (124 petits amis, 4 tentatives de vie conjugale (avec grands projets à 2, logement...), les femmes, les hommes, à 3, relation cachée, hommes mariés, plus jeunes, plus vieux, meilleur ami transformé en petit ami, petit ami transformé en meilleur ami, amants à court ou long terme...)

-Changeait de métier, de job, d'orientation (animatrice pour enfants, vendeuse, modèle, serveuse, cuisinière, femme de ménage, comédienne, métteur en scène, régisseuse, prof de marionnettes, référenceuse, rédactrice, baby-sitter, hôtesse d'accueil, coiffeuse, esthéticienne, masseuse, ouvrière de précision, photographe, peintre...)

-Faisait de l'art, sous TOUTES ses formes (j'ai fait du théâtre, de la danse, de la musique, du chant, de la peinture, j'ai écrit des poèmes, j'ai lu, dévoré, analysé des tonnes de livres, de la sculpture, de la création d'objets, de la couture, de la décoration d'intérieure, du jardinage, du dessin, de la calligraphie, du tambour japonais, de la divination par les cartes, les runes, de la cuisine créative, de la photo, de la coiffure, et TOUS TYPES DE CREATION)

-Rêvait le plus grand possible. (Changer le monde, la vision de la femme, l'éducation des enfants, l'esclavage, le matérialisme, aller partout dans le monde, devenir immortelle...)

-S'intéressait à toutes les théories alternatives (ovnis, terre creuse, 11 septembre, esprits et fantômes, possibilités de psychisme extra-sensoriel, paranormal, voyance, complots étatiques, science et médecine alternative...)

-Mettait ma vie en danger (voyages seule en stop, drogue, alcool, fréquentation de gens dangereux, intrépidité inconsciente...)

La partie qui tentait la réalisation personnelle par l'amour qui:

-Tentait de plaire par le physique (régimes, coiffure, vêtements, sport, attitudes, sourire, démarche...)

-Tentait de plaire par stratégie (lecture de milliers de lignes au sujet de l'art de séduire)

-Tentait d'aller mieux en me casant avec un homme qui souhaite TOUT m'offrir, en réalité qui veut me posséder. (avec un dépressif en dépendance affective, un pervers à tendances violeur, un authentique bipolaire avec phases de dépressions intenses et phases d'hystéries effrayantes et un ultra-violent à problèmes psychiques graves)

-Tentait la légèreté et la frivolité (sans commentaire)

-Tentait l'amitié amoureuse (et tout ce qu'elle comporte de lâcheté et de désengagement)

-Tentait la rencontre sur des sites (désespérés affectifs faisant semblant d'être parfaitement épanouis, oui oui moi aussi)

-Tentait le tout pour le tout (déclaration amoureuse enflammée de type "Nous sommes faits l'un pour l'autre, je te donne ma vie, quitte tout et pars avec moi" et ses variantes, attirant soit la dépendance affective d'un romantique en manque d'amour vrai depuis toujours, soit la gêne gênante génératrice de gêne)

-Tentait le mépris, la soumission, la dépendance, l'indépendance, le partage des secrets, le partage de rien, la fusion totale, le couple libre....

 

Et la partie qui désirait la guérison physique qui:

-Faisait de la méditation pour soigner son coeur

-Faisait du yoga pour soigner son ventre

-Faisait de l'acupuncture pour soigner son stress

-Faisait des cures de plantes pour soigner sa fatigue chronique

-Prenait des médicaments pour soigner tout et n'importe quoi

-Ne prenait aucun médicament par ras le bol et désespoir

-Allait voir des kiné, osthéopathes, homéopathes, acupuncteurs, guérisseurs, magnétiseurs...

-Evitait ceci, cela, faire ceci, faire cela, pas manger ci, pas manger ça, boire ci, pas boire ça...

-Se protégeait de tout (arrêt de la cigarette, de la drogue, de la viande, éviter la pollution, la poussière, le bruit, les situations stressantes, le soleil, le froid, le chaud, dormir 8h par nuit, puis 6h, puis 9h, puis zut...)

Il existe un texte de Xavier Durringer parlant EXACTEMENT de ça, et qui m'a bouleversé la première fois que je l'ai lu. Je le trouvais juste, je trouvais qu'il avait compris les femmes. Au début je n'avais fait aucun rapprochement entre ma préparation de spectacle basée sur ce texte et autres textes de Durringer et l'épisode de dépression grave qui a suivi. Je pensais que ma dépression était dûe simplement au fait de trop d'engagements et de projets faits au même moment et me confrontant à mon incapacité de faire face à tout. (haha, moi incapable de faire face à tout, c'était me sous-estimer, j'étais capable de faire face à tout, c'était bien mon plus gros problème). En réalité, j'ai été jetée par ce texte dans le gouffre de l'exact reflet de ma vie, reflet de mon comportement, mais incapable d'y reconnaître un véritable moi profond. En effet, ce moi profond n'existait pas. Pas de SOI. Est-ce possible? Oui. 

 

Qu'est-ce que la dépression?

Ce déquadruplement de personnalité (le "moi" de la psychanalyse est en fait mal défini, il n'est pas unique et peut être démultiplié dans une seule personne, il correspond au désir de satisfaire à des pulsions) était rendu possible par une absence de SOI (conscience de soi-même, vision de son individualité).

Comment peut-on avoir des "moi" et pas de "soi"? Et quelle est la différence?

La mise en place du SOI ne peut se faire que si l'individualité de la personne a été pris en compte et cela dès sa conception. De nombreuses personnes n'ont pas de SOI. 

Salvador Dali par exemple. Ses parents ont eu un fils avant lui. Il est mort. Il s'appelait Salvador. Ils refont un enfant "sur la tombe de l'autre" et ainsi ne procèdent pas au deuil du premier. Ils veulent faire "renaître" leur fils mort à travers le suivant, qu'ils sappelleront aussi Salvador et à qui ils nieront toute existence propre. Par exemple, Dali s'il désirait manger des fraises et que son frère précédemment disparu ne les avait jamais aimé de son vivant, ne pouvait en manger lui non-plus. Ses parents l'avait totalement confondu avec leur fils précédent. Dali n'a pu de toute son existence accéder à son véritable Soi. Il a tenté par l'art, le désir de grandeur, la perversité sexuelle, le désir de domination de l'autre, etc...de pallier à ce Soi inexistant par de multiples et factices petits "moi".

Ce qu'on appelle "Ego", quand par exemple, on fait une critique à quelqu'un et qu'il le prend mal et que l'on dit: "Son Ego en a pris un coup", ou que comme je l'ai vécu dans mes nombreux cours de théâtre, on vous répète de détruire l'Ego, nuisible à l'acteur (en gros, acceptez sans broncher de vous faire traiter de nullité), en réalité il s'agit des "moi" contrariés. Ils sont extrêmement fragiles, parce que FAUX. J'ai visité les studios de cinéma à Ouarzazate et ait été fascinée par le décor du film Jérusalem. Placé à plusieurs centaines de mètres des studios, au milieu du désert, on y accède par un pont et marcher en direction de cette fausse ville sainte était une expérience intense. En effet, on avait véritablement l'impression de se diriger vers la véritable enceinte de la ville et on se retrouvait propulsé dans un Moyen-Age de Moyen-Orient de par le seul fait de cette vision grandiose. Même au pied des "murs", on se croyait devant de véritables pierres. En réalité, tout était en carton et il suffisait d'en faire le tour et d'accéder à la façade antérieure du bâtiment pour voir les échafaudages et le dévoilement de la supercherie. D'un seul coup, la bâtisse apparaît pour ce qu'elle est: du carton fragile et tout illusion a disparu. Ce décor est une grande oeuvre d'art mystificatrice. Tout comme la fausse Jérusalem, certaines personnes particulièrement niées dans leur Soi parviennent à construire un décor de "Moi" totalement confondant. Mais dès lors que ces "moi" se sentent menacés d'être découvert, et donc de disparaître (et donc pour la personne cela signifie de mourir, puisque sans Soi et sans Moi, plus RIEN DU TOUT), ils entrent immédiatement en phase de repli. C'est comme si la fausse Jérusalem, pour éviter d'être découverte, s'engloutissait dans le sable. Nous entrons alors en phase de DEPRESSION.

 

Mon moi, ma bataille

Que fait une personne en phase de dépression? Elle s'engloutit. Elle se cache à elle-même et aux autres. Elle se terre. Elle s'enfonce dans les draps, elle ferme ses rideaux. Elle s'ensevelit de nourriture pour disparaître ou au contraire ne mange plus, dans le même but. Et bien-entendu, elle refuse le contact (menace de découverte). La dépression n'est ni une tristesse, ni une possibilité d'accéder au Soi (psychothérapie...), ni une phase temporaire inexplicable, ni une maladie neurologique (psychiatres...), ni un pendant de la bipolarité (arrêtez d'étudier à la fac les humains, merci), ni un trouble de l'humeur (wikipédia par curiosité), ni une perte d'estime de soi (pas d'estime de soi, puisque pas de soi, pas de perte, puisque jamais eu accès), ni une maladie saisonnière (en automne les feuilles tombent, pas les gens). Non, une dépression c'est une admirable et étonnante FONCTION du corps humain le protégeant de la MORT, mais réagissant à une erreur de codage, elle commet un BUG.

Paradoxalement, la dépression donne des envies de suicide (rien de plus engloutissant que l'idée que l'on se fait, nous vivants, de la mort) et certains se donnent véritablement la mort. Pourquoi?

Parce que le corps humain est un programme, un merveilleux programme complexe et exploré à 10% de ses capacités mais un programme quand même. Nous avons 10% des séquences de notre génome qui est connu. Le reste a été nommé "ADN poubelle" parce que ses lignes de code étaient totalement incompréhensibles. Et que fait l'être humain lorsqu'il est confronté à l'inexplicable? Le nom de cet ADN est révélateur. Cela fait des années que je dis que l'ADN poubelle est UTILE, parce qu'il se TRANSMET. Pourquoi les êtres vivants se refileraient ces ordures génétiques inutiles depuis des millions d'années? (fin de l'aparté).

Ce merveilleux programme donc composé d'ADN, lui-même composé de protéines se transmettant les informations par le biais d'enzymes, capable de se reconstituer par réfléction au coeur de leur double hélice. Quatre bases formant un langage (comme 1 et 0 forment le binaire) composent l'ADN. Ce sont l'adénine, la thymine, la guanine et la cytosine. En face d'une adénine il y a toujours une thymine ; en face d'une guanine,  il y a toujours une cytosine. Donc toute séquence ATCGGACTGATCGTCTA (je dis n'importe quoi, si ça se trouve j'ai créé les yeux bleus d'un poisson rouge avec ce code haha), peut être SAUVEE si jamais une cytosine venait à disparaître, détruit pour X raison, il est automatiquement remplacé, parce que son bipote guanine (mélange entre binôme et pote) dit aux enzymes, "hey les gars, y a un cytosine qui vient de disparaître, pis moi ça me plaît pas du tout tabarnak (car c'est un guanine québéquois)" alors le cytosine est refabriqué, parce que le corps humain est programmé pour faire confiance à la déclaration (elles sont sous serment) des nucléotides.

En gros, c'est pas nouveau, ni sorcier, mais ça fait du bien de le rappeller: le corps humain est programmé pour notre sauvegarde et notre survie.

MAIS et là ça se corse, il existe des maladies des nucléotides qui font que le corps remplace la thymine par de la cytosine et qu'il se plante total, un bug. Alors que s'est-il passé?

Comme dans tout bug, cela provient d'une erreur de code. Le corps CROIT qu'on lui demande de faire ça, parce qu'il réagit à des symptômes interprétés comme des codes fiables (le corps est obligé de se baser sur la confiance de son propre fonctionnement, sinon il commence à se mettre des javelots dans les yeux au lieu de gouttes nettoyantes). En fait, le corps CROIT qu'il va mourir, parce qu'il est programmé pour indentifier le Soi à sa vie physique. De plus, il a créé le Moi comme palliatif temporaire au Soi, afin de lui permettre de continuer à évoluer, manger, dormir, se reproduire au cas où le Soi n'était pas là. Le moi étant menacé de disparaître, il s'engloutit, car il CROIT que sa vie est menacée, mais d'autre part, si la personne ne reprend pas le dessus rapidement en faisant ressurgir son Moi (alerte de menace terminée) grâce à des techniques de méditation, millepertuis, yoga, psychothérapie, blablablablabalgblabpzkgoek, la personne désire mourir, l'engloutissement étant sans fin si le Moi ne ressurgit pas. L'engloutissement est une telle souffrance pour le Moi qui est un véritable petit diablotin nourri de sensations factices de vie (gloire, succès, argent, stabilité, couple, tout ce qui est en fait synonyme dans cette société malade, de la réussite sociale), alors imaginez si le corps à créé PLUSIEURS MOI. L'engloutissement de chaque MOI est une douleur à part entière. Un Moi de l'amour, un Moi de la carrière, un Moi du bonheur (encore un terme galvaudé signifiant "fausse joie, fausse paix avec décoration de petites fleurs, enfants qui courent dans les prés, et "ajouter ici votre décor de vie idéale"). Si trop de Moi s'enfoncent, se contemplant les uns les autres dans cette souffrance et se convaincant mutuellement de leur NULLITE ABSOLUE, la sensation d'ego (faussement appelée lors des diagnostiques cliniques de la dépression "estime de soi") alors ils veulent tuer le corps.

 

La vie comme dans Matrix

Pour sortir de ce bug infernal, il faut choisir de regarder son passé en face et d'accepter qu'on a jamais eu de Soi, mais que des Moi, se mettre justement en colère contre ces mauvais développeurs qui vous ont fait bugger votre code (parents), éprouver de la tristesse pour tous ces petits moi, mis en valeur dans votre passé, ces petits moi enfants qui vous accompagné à l'école et vous ont décidé à être sage pour pouvoir rester en vie, ces petits mois adolescents qui vous ont demandé la rebellion, ces petits moi devenus grands qui vous ont poussé au carrierisme, au désir de grandeur (les mois savent qu'ils sont petits, ils veulent toujours plus grand), à l'art, à la répétition des schémas parentaux mimés sur vos amis, conjoints, enfants, parce que persuadés qu'imiter la vie est la vie. Le Moi est un décor magnifiquement fait, mais c'est du carton pâte et il le SAIT. En fait il faut nettoyer le code.

Il faut choisir de SORTIR du décor sans mettre en péril votre bug de code. Pour cela, il faut expliquer à votre corps que le Soi a existé un jour à l'état d'embryon et que vous allez le faire grandir. Qu'il n'a pas à s'inquiéter. Traitez vos Moi avec compassion, car ils sont votre passé et votre garantie à la survie. Si vous rejetez en bloc tous vos Moi, ils vont souffrir (ils sont encore très présents même détectés), le corps va vous engloutir encore etc...

A la place, mettez vos émotions transférées sur votre entourage sur vos parents. Eprouvez toute la tristesse, la colère et la peur que votre Soi embryonnaire tentait d'exprimer. Ces émotions refoulées par peur de mourir (car les parents sont aussi dans le code génétique détectés comme garants de survie), sont à présent dans un petite boîte qu'il vous est permis d'ouvrir. Cela ne signifie pas que vous deviez cracher au visage de vos géniteurs, (ils ne comprendraient rien, et ça ne vous aiderait pas, ni ne les aiderait eux) mais que vous deviez dire au Soi bébé dans la boîte: "Je te délivre, tu es libre, je ne te connais pas encore, mais comme un enfant qui va grandir je vais apprendre à te découvrir. Montre moi ce que tu éprouves et je le prendrai en compte, à partir de maintenant, c'est promis. Tu es en vie, tu n'as plus rien à craindre. Je t'aime vraiment car je t'accepte comme être libre et ressentant, tu as le droit d'être en colère, triste et d'avoir peur. Pleure tout ce que tu as à pleurer. Tes années d'enfermement dans cette cave sombre de mon coeur, le déni de ton droit fondamental à l'existence, l'empêchement de devenir, de grandir, de découvrir qui tu étais, le confinement dans cette boîte minuscule. Je te présente les "Moi". Ils sont les gardiens de ta prison, mais ce sont aussi eux qui t'ont nourri, t'empêchant de disparaître à jamais. Ton corps que voici ne peut être haï, il est un programme magique qui te permet de vivre sur cette Terre. Il n'y peut rien, il a été créé par on ne sait qui, on ne sait pourquoi, mais il fait tout ça dans le but de survivre, c'est sa seule raison d'être.

Prendre la pilule bleue ou la pilule rouge. La pilule bleue garde les Moi, conserve la gloire, l'illusion du grandiose, la sensation de transcendance, le rêve d'immortalité, les soirées mondaines, la vie de famille comme à la télé, etc...La pilule rouge vous débranche et vous fait accéder à un décor moins idyllique, mais elle vous procure une sensation jusque là inconnue, la réalité.

Rien ne vaut la sensation de réalité. C'est le rêve de Joie et de Paix de tous les "Moi" mais sans les paillettes. C'est doux, c'est reposant, c'est simple, c'est un ciel avec des nuages, mais un vrai ciel, pas le décor en carton (encore!) de Truman Show. 

La vie au sortir de cet engrenage infernal ressemble incroyablement au scénario de Matrix. L'expression du Soi ou "débranchement", le fait de continuer à vivre dans la matrice pour pouvoir sauver le monde, le refus des faux-semblants, la douleur éprouvée lors du débranchement (Pour moi, 10 jours de pleurs, rage, colère et stupéfaction), le décor moins rose bonbon que l'on s'imaginait de la paix, à la lecture de tous nos livres de spiritualité et développement personnel...

Sortir de la dépression, c'est un leurre, mais ne plus jamais avoir à la vivre est un espoir juste. Lorsque l'on quitte le faux chemin de vie que l'ont s'était tracé pour pouvoir continuer d'avancer, on est pas miraculeusement sauvé des problèmes. Les factures continuent d'arriver, les gens de te faire chier, les politiciens mentent toujours, il faut gagner de l'argent pour subsister, on ne décolle pas du sol en lévitation, on ne rayonne pas soudain d'un éclat éblouissant les autres (gourous), mais on VOIT. On RESSENT. Et enfin, on EST.